1. Le micro-pas vu de l'intérieur
Reprenons le tour de magie du , au ralenti. En pas entier, les des deux bobines ne connaissent que trois valeurs : plein positif, zéro, plein négatif — et le rotor saute de cran en cran. En , le driver sculpte ces courants : il augmente l'un pendant qu'il diminue l'autre, par paliers fins, et le point d'équilibre glisse en douceur d'un cran au suivant. En seizième, seize marches de 0,1125° remplacent chaque saut de 1,8°.
Pourquoi tant de douceur ? Parce qu'en pas entier, chaque pas est un choc : le rotor est lâché d'un équilibre et claque dans le suivant, oscille, se pose — deux cents chocs par tour, d'où le et les vibrations. En , chaque saut est seize fois plus court : l' du choc s'effondre, le bruit aussi. C'est l'escalier du revisité à l'envers : plus les marches sont fines, plus la courbe est lisse.