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Leçon · FND-01 · Le microcontrôleur · 3/4

Approfondir : alimenter et protéger sa carte

4 étapes·20 min·0/4 fait·quiz à réussir
voix

Ta carte vit — mais elle est mortelle. Entre le qui encaisse l'excès de , les qui ne tolèrent que quelques et le qui ne pardonne pas le 5 V, cette leçon t'apprend les limites chiffrées de ta carte, et les gestes qui la gardent en vie pendant des années.

📖 Comprendre

1. Trois portes pour nourrir la carte

Trois chemins amènent l' à bord. L'USB livre un déjà régulé par l'ordinateur : idéal pour apprendre. La porte Vin (ou la prise ronde) accepte une de 7 à 12 V : la traverse alors le , qui la rabote en 5 V stable. La 5 V, enfin, injecte DIRECTEMENT sur le , sans passer par le portier : réservée aux alimentations propres et sûres.

Pourquoi Vin exige-t-il au moins 7 V pour fabriquer du 5 ? Parce que le a besoin d'une marge pour travailler — environ 2 V. Et souviens-toi de la pile qui s'affaisse sous la charge : une qui affiche 7, à vide peut tomber sous 6,5 V quand les tirent. La marge n'est pas du luxe, c'est l'assurance-vie du 5 V.

pile saine (r = 0,5 Ω)4,50 VMau reposà vide, toutes les piles mentent bien : 4,5 V affichés

2. Le pinout : chaque broche a plusieurs vies

Le (pinout) est le plan officiel de la carte : pour chaque , la liste de ses vies possibles. Une même patte peut être GPIO ordinaire, sortie (repérée d'un tilde ~), entrée du convertisseur (marquée A0, A1…), ou ligne d'un bus de communication. La a plus de talents que de pattes : chaque patte est donc multiplexée, et ton choisit quelle vie elle mène.

Conséquence pratique : deux d'apparence identique n'ont pas les mêmes pouvoirs. Brancher un sur une broche sans convertisseur, ou demander du à une broche qui n'en fait pas, ne casse rien — mais rien ne marche, et on cherche longtemps. Le réflexe qui sauve des heures : lire la AVANT de câbler, pas après.

3. Le budget courant : quelques milliampères, pas plus

Les limites tiennent en deux nombres à connaître par cœur : 40 mA au grand maximum par broche (20 mA pour travailler serein), et environ 200 mA pour la entière, toutes confondues. Une avec sa (~10 mA) est confortable ; dix LED à 20 mA saturent déjà le budget total. Ces chiffres sont ceux de la carte d'apprentissage — d'autres familles tolèrent moins encore.

D'où le principe fondateur de toute la robotique à venir : une COMMANDE, elle n'alimente pas. Elle envoie un ordre de quelques à un étage de , — et c'est la qui fournit le gros courant. Chaque fois que tu voudras faire bouger, chauffer ou éclairer fort, cherche d'abord où sera le muscle : jamais dans la broche.

+220 Ω + LEDA1 · on OUVRE la boucle…

4. Le 3,3 V ne pardonne pas : protéger sa carte

La surtension est le tueur silencieux des cartes : 5 V poussés dans une entrée dépassent ce que les internes de la supportent — elle meurt souvent SANS fumée ni odeur, et n'apparaît que plus tard. L'inverse est pardonné : un 3,3 V lu par une carte 5 V ne casse rien (il est simplement vu « haut » de justesse). La règle : on vérifie la de CHAQUE module avant de le relier.

Deuxième tueur : le de . Une sortie au reliée par mégarde à débite tout ce qu'elle peut, s'échauffe et — souvenir des modules d'électricité : contrairement au montage à , la broche n'a PAS de fusible à elle. Les gestes de survie : câbler hors , masses d'abord, une au moindre doute, et dix secondes de relecture avant chaque mise sous tension.

+fusible220 Ω + LED5,9 mAtout va bien

🧮 Exemple guidé : ce moteur peut-il vivre sur une broche ?

Un petit moteur réclame 250 mA pour tourner. Une LED avec sa résistance de 330 Ω se contente de bien moins. Lequel des deux une broche peut-elle piloter directement — et comment piloter l'autre ?

  1. 1.Le moteur : 250 mA demandés contre 40 mA de limite absolue par broche — plus de 6 fois trop (250 ÷ 40 = 6,25). Verdict immédiat : interdit.
  2. 2.Pire : 250 mA dépassent même le budget TOTAL de la puce (200 mA). Ce moteur assécherait la carte entière à lui seul.
  3. 3.La LED : (5 − 2) ÷ 330 = 0,009 A ≈ 9 mA. Bien sous les 20 mA de confort — la broche la pilote directement, sans effort.
  4. 4.La solution moteur : la broche envoie quelques milliampères d'ORDRE à un transistor ou un driver moteur, et la batterie fournit les 250 mA de muscle.

Retiens la hiérarchie en trois étages : la broche donne l'ordre (des milliampères), l'étage de puissance l'exécute, la batterie fournit l'énergie. Toute la robotique — moteurs, servos, éclairages — est bâtie sur cette chaîne.

🛠 Pratiquer sur l'établi

  1. 01Comparer les trois entrées d' et leurs plages

    Compare les trois portes d' sur ta carte : USB ( déjà propres), Vin (7 à 12 V, via le ) et la 5 V (entrée directe, sans portier). La scène de la pile qui s'affaisse te montre pourquoi Vin exige de la marge : sous la charge des , la d'une plonge — et le régulateur doit garder ses 2 V d'avance.

    sur l'établi
    pile saine (r = 0,5 Ω)4,50 VMau reposà vide, toutes les piles mentent bien : 4,5 V affichés

    📖 Termes de cette étape

Objectifs

  • +Alimenter par USB, Vin ou
  • +Respecter les limites électriques
  • +Lire un (pinout)
🧪 S'entraîner dans le bac à sable

Quiz de validation

À réussir pour valider la leçon

Réponds de mémoire, sans remonter la page : c'est l'effort de rappel qui grave le cours. Les trois bonnes réponses valident la leçon.

1. Quelle différence entre l'entrée Vin et la broche 5 V ?

2. Quel courant une broche peut-elle fournir sans s'approcher du danger ?

3. On pousse du 5 V dans une entrée prévue pour 3,3 V. Résultat ?

🧠 Ce qu'il faut retenir

  • 1.Vin passe par le ; la le court-circuite : gare à la source.
  • 2.Le est la carte au trésor : une = plusieurs multiplexées.
  • 3.Une n'alimente jamais un : elle commande, le fournit.