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Leçon · FND-09 · I/O et broches · 3/4

Approfondir : piloter plus fort que la broche

4 étapes·20 min·0/4 fait·quiz à réussir
voix

Ta sait parler — mais elle murmure : quelques , pas un de plus. Un , une bobine de relais, un ruban de réclament cent fois ça. Cette leçon t'apprend à démultiplier l'ordre sans démultiplier le risque : le en commandé, la qui encaisse la colère des bobines, et l'art de faire cohabiter le et le 5 V sans rien griller.

📖 Comprendre

1. Le budget de la broche : murmurer, jamais porter

Les chiffres posés au module du n'ont pas changé : une vingtaine de en confort, 40 mA en limite absolue par , et un plafond global pour la entière. Une et sa — six à dix milliampères — tiennent dans le budget. Un qui en réclame deux cents, une bobine de relais qui en veut soixante-dix ? Hors de question : la broche s'effondrerait, chaufferait, et mourrait en silence.

La sortie a une autre limite, moins connue : sa n'est pas extensible. Elle parle à , point — rien pour satisfaire un relais 5 V ou un 6 V, dont la charge doit se brancher sur SON à elle. D'où l'architecture universelle de la : la fournit l'ordre, une alimentation adaptée fournit l', et un composant intermédiaire fait le pont entre les deux mondes.

+220 Ω + LEDA1 · on OUVRE la boucle…

2. Le transistor : petite base, gros collecteur

Le est un commandé par le courant : trois pattes — base, collecteur, . Un courant minuscule entre base et émetteur, et l'interrupteur se ferme entre collecteur et émetteur, laissant passer un courant des dizaines de fois plus grand. La murmure ses quelques dans la base à travers une ; le , branché entre son et le collecteur, tire ses centaines de milliampères par le chemin collecteur-émetteur, jusqu'à la .

Deux cohabitent donc, mariés par le : la boucle de commande ( de base → base → ) et la boucle de ( du → moteur → collecteur → émetteur → masse). Elles ne partagent qu'un point : la masse commune — toujours elle. Dimensionnement typique : pour 200 mA de moteur et un de 100, il faut au moins 2 mA de base ; avec de broche et 0,7 V de , une résistance de 1 kΩ donne (3,3 − 0,7) ÷ 1 000 = 2,6 mA — de la marge.

broche1 kΩM0 mA0 mAbroche basse : tout est coupé

3. La diode de roue libre : encaisser le coup de fouet

et relais cachent une bobine, et une bobine a un caractère : elle refuse qu'on coupe son net. À l'instant où le s'ouvre, elle maintient le courant coûte que coûte — sa s'envole en un pic de plusieurs dizaines de volts, à l'envers, droit dans le collecteur. Ce coup de fouet, invisible et bref, suffit à percer le transistor : classique du montage « qui marchait très bien la semaine dernière ».

La parade coûte quelques centimes : une diode de la bobine, branchée en sens inverse — l'anneau de côté . En marche normale, elle est à l'envers : invisible, aucun . À la coupure, le pic la met soudain dans le bon sens : le courant de la bobine tourne en rond dans la boucle bobine-diode et s'y éteint en douceur. On l'appelle — le courant « roule » jusqu'à l'arrêt. Règle absolue : toute charge à bobine commandée par un reçoit sa diode, sans exception.

4. 3,3 V et 5 V : deux dialectes, un traducteur

Tôt ou tard, deux cartes devront se parler — ou un vieux 5 V rejoindra ta carte . Dans le sens montant, tout va bien : un 3,3 V dépasse le de « haut » de la plupart des entrées 5 V, qui le comprennent sans aide. Dans le sens descendant, c'est l'interdit absolu : 5 V injectés dans une entrée 3,3 V dépassent ce que ses internes supportent — la meurt en silence, exactement comme la surtension apprise au module du .

Le traducteur le plus simple est un : deux entre le 5 V et la , la branchée au milieu. Avec 10 kΩ en haut et 20 kΩ en bas, le point milieu vaut les deux tiers du signal : 5 V deviennent 3,3 V, 0 V reste 0 V — les niveaux sont traduits, le rythme est conservé. Le module du pont diviseur en fera une science ; ici, retiens le réflexe : on vérifie la de CHAQUE signal qui entre, et on rabote tout ce qui dépasse.

🧮 Exemple guidé : raboter 5 V en 3,3 V

Un module renvoie ses signaux en 5 V ; ton entrée n'accepte que 3,3 V. Dimensionne le pont diviseur — 10 kΩ en haut, 20 kΩ en bas — et vérifie que la traduction est fidèle et bon marché.

  1. 1.Formule du diviseur : Us = Ue × R2 ÷ (R1 + R2) = 5 × 20 000 ÷ 30 000 = 5 × 2 ÷ 3 ≈ 3,33 V. Le niveau haut est traduit juste au niveau attendu par l'entrée.
  2. 2.Niveau bas : 0 × 20 000 ÷ 30 000 = 0 V. Le bas reste bas — le pont divise TOUT, il ne décale rien : les deux niveaux logiques restent francs.
  3. 3.Coût en courant : I = 5 ÷ 30 000 ≈ 0,17 mA prélevés sur la sortie 5 V — négligeable pour elle ; et l'entrée 3,3 V, qui ne consomme presque rien, ne fausse pas le point milieu.

Deux résistances, un sixième de milliampère, et la frontière est sûre : 5 V lus comme un haut légitime, 0 V comme un bas franc. Le rapport deux tiers — 10 kΩ sur 20 kΩ — est LE pont standard entre les deux mondes : à connaître par cœur.

🛠 Pratiquer sur l'établi

  1. 01Calculer : la oui, le non — 40 mA max par

    Fais les comptes avant tout geste : la et sa , six à dix — accordé. Le , deux cents milliampères et plus — refusé : cinq fois la limite absolue des 40 mA. Sur la scène, mesure le courant et compare au budget : ce sont les chiffres qui décident, jamais l'intuition.

    sur l'établi
    +220 Ω + LEDA1 · on OUVRE la boucle…

    📖 Termes de cette étape

Objectifs

  • +Connaître les limites de
  • +Commander un
  • +Isoler les charges inductives
🧪 S'entraîner dans le bac à sable

Quiz de validation

À réussir pour valider la leçon

Réponds de mémoire, sans remonter la page : c'est l'effort de rappel qui grave le cours. Les trois bonnes réponses valident la leçon.

1. Pourquoi ne branche-t-on jamais un moteur directement sur une broche ?

2. À quoi sert la diode de roue libre sur un moteur ou un relais ?

3. Un signal 5 V doit entrer sur une broche 3,3 V. Que fait-on ?

🧠 Ce qu'il faut retenir

  • 1.40 mA par : au-delà, le prend le relais.
  • 2.La pilote la base ; la charge tire son de l'.
  • 3.Tout coupé rend un pic de : la l'absorbe.