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Leçon · FND-13 · Boutons fiables : l'anti-rebond · 4/4

Maîtriser : appuis courts, longs et doubles

4 étapes·20 min·0/4 fait·quiz à réussir
voix

Un propre ne compte plus de fantômes ; un bouton MAÎTRISÉ parle trois langues : l'appui court, l'appui long, le double appui. Deux fenêtres temporelles — quatre cents millisecondes pour séparer court et long, trois cents pour attraper le double — et une pincée de suffisent à tripler ton unique bouton. À la clé : tout le menu du robot au bout d'un seul doigt.

📖 Comprendre

1. La durée d'appui : une soustraction

Une fois le dompté, les fronts redeviennent des faits : la durée d'appui est simplement l'instant du front montant moins celui du — deux lectures de () et une soustraction. La frontière à 400 ms sépare deux populations bien réelles : le clic naturel dure 80 à 200 ms, le maintien volontaire dépasse aisément 500 ms. À 400, chaque camp garde sa marge — un seuil posé entre les mesures, jamais au milieu d'elles, comme au chapitre des .

Détail d'ergonomie qui distingue les bons produits : l'appui LONG s'annonce dès que la durée tenue franchit 400 ms, sans attendre le relâchement — le menu s'ouvre sous le doigt, la réponse est ressentie immédiatement. L'appui COURT, lui, ne peut se juger qu'au relâchement : tant que le doigt est posé, un court est peut-être un long en devenir. La symétrie est fausse, et c'est normal.

2. Le double appui et sa fenêtre de 300 ms

Définition de travail : il y a double appui quand le second enfoncement survient moins de 300 ms après le relâchement du premier. La fenêtre vient des mesures : un double voulu laisse 60 à 250 ms entre les deux, deux appuis indépendants en laissent plus de 400. À 300 ms, on attrape tous les doubles sans jamais coller deux appuis distincts — et l' de 20 ms, dix fois plus court, ne gêne en rien cette mécanique.

Le revers : un appui court isolé n'est CONFIRMÉ qu'à la fermeture de la fenêtre, environ 300 ms après le relâchement — avant, il reste un début de double possible. Ce retard est invisible dans un menu, mais rédhibitoire pour une action critique : l'arrêt d'urgence ne se code jamais derrière un vocabulaire à suspense. Il garde son dédié — câblé NF, comme l'a appris le chapitre des boutons — qui coupe sans attendre personne.

3. Une petite machine à états — l'affiche du prochain chapitre

Pour jongler avec deux fenêtres et trois verdicts, les si empilés s'essoufflent vite. La forme propre consiste à nommer les situations — repos, enfoncé, relâché-en-attente-d'un-second — et les événements qui font passer de l'une à l'autre : , front montant, fenêtre de 400 ms franchie, fenêtre de 300 ms expirée. À chaque tour de boucle : regarder l'état , traiter l'événement, changer d'état. C'est une — le sujet entier du prochain chapitre, qu'on effleure ici avec trois états seulement.

L'idée profonde t'est déjà familière : avec l', la réponse ne dépend pas que de la mesure, elle dépend d'où l'on vient — deux , une . Ici pareil : un signifie « appui » au repos, mais « double ! » dans l'état d'attente. Enferme le tout dans litBouton(), appelée à chaque tour, qui rend RIEN, COURT, LONG ou DOUBLE : écrite une fois, testée une fois, elle servira dans chaque robot que tu construiras.

30 %40 %éteinteentre les deux seuils, on GARDE l'état : le bruit ne fait plus papilloter

🧮 Exemple guidé : trois gestes, une chronologie

Fenêtres : court/long à 400 ms, double à 300 ms après le relâchement. Déroule trois gestes : (a) enfoncé à 0, relâché à 120 ms, second enfoncement à 350 ms ; (b) le même appui de 120 ms, mais suivi de silence ; (c) enfoncé à 0 et tenu au-delà de 400 ms. Pour chacun : quel verdict, et annoncé à quel instant ?

  1. 1.Geste (a), première partie : durée = 120 − 0 = 120 ms < 400 — candidat court, verdict suspendu. La fenêtre du double s'ouvre jusqu'à 120 + 300 = 420 ms.
  2. 2.Geste (a), suite : second enfoncement à 350 ms. Écart depuis le relâchement : 350 − 120 = 230 ms < 300 — DOUBLE, annoncé à l'instant 350, dès le front.
  3. 3.Geste (b) : même appui de 120 ms, puis silence. À 120 + 300 = 420 ms, la fenêtre expire vide — COURT, annoncé à 420, avec les 300 ms de suspense assumées.
  4. 4.Geste (c) : enfoncé à 0, toujours tenu à 400 ms — LONG, annoncé à l'instant 400, le doigt encore posé : pas besoin d'attendre le relâchement, ni la fenêtre du double.

Trois verdicts, trois instants d'annonce différents : le double dès son second front, le long dès sa 400e milliseconde, le court seulement à la fermeture de sa fenêtre. Un seul contact, deux fenêtres, un vocabulaire complet — orchestré par la petite machine à états du prochain chapitre.

🛠 Pratiquer sur l'établi

  1. 01Chronométrer l'appui : court < 400 ms < long

    Chronomètre l'appui : au filtré, note l'instant ; au front montant, soustrais et affiche la durée à l'écran. Classe ensuite : moins de 400 ms → court, sinon long — et annonce le long dès la 400e milliseconde tenue, doigt posé, pour sentir la différence d'ergonomie entre « répondre sous le doigt » et « répondre après ».

    sur l'établi
    écriredistance18liresi distance < 20→ STOPmême boîte, contenu neuf à chaque mesure — la décision suit

Objectifs

  • +Distinguer appui court et long
  • +Détecter le double-clic
  • +Encapsuler dans réutilisable
🧪 S'entraîner dans le bac à sable

Quiz de validation

À réussir pour valider la leçon

Réponds de mémoire, sans remonter la page : c'est l'effort de rappel qui grave le cours. Les trois bonnes réponses valident la leçon.

1. Un appui relâché à 120 ms, puis un second enfoncement 230 ms après le relâchement : que conclut la machine ?

2. À quel instant l'appui LONG est-il annoncé ?

3. Pourquoi l'appui COURT n'est-il confirmé qu'environ 300 ms après le relâchement ?

🧠 Ce qu'il faut retenir

  • 1.Un bien lu offre trois commandes : court, long, double.
  • 2.La durée d'appui se mesure entre et front montant.
  • 3. du s'écrit une fois, se teste, puis se réutilise partout.