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Leçon · FND-05 · Pilotage des moteurs · 1/4

Comprendre le PWM

4 étapes·15 min·0/4 fait·quiz à réussir
voix

Ta ne connaît que deux mots : , 5 ou zéro. Et pourtant ton robot va rouler à mi-vitesse, ta va briller à quart de feu. Le tour de passe-passe s'appelle : allumer et éteindre si vite que seule la MOYENNE compte. Cette leçon te montre le truc au ralenti.

📖 Comprendre

1. Une broche qui ne sait dire que oui ou non

Depuis tes premières leçons, tu sais qu'une GPIO en sortie ne connaît que deux états : () ou niveau bas (). Il n'existe aucun réglage intermédiaire : la broche ne sait pas produire 2,5 V. Et pourtant un robot a besoin de nuances — rouler doucement, accélérer franchement, tamiser une lumière.

La solution ne joue pas sur la , elle joue sur le temps : allumer, éteindre, allumer, éteindre — des centaines de fois par seconde. Ce hachage s'appelle PWM, . Vu de loin, le n'est plus « » : c'est une MOYENNE, réglable finement entre 0 et 100 % de la .

2. Le rapport cyclique : la part du temps allumé

Le PWM se décrit avec deux nombres. La dit combien de fois par seconde le cycle recommence : à 200 Hz, chaque période dure 1 ÷ 200 = 5 ms. Le dit quelle PART de chaque période est passée au : 2 ms allumé puis 3 ms éteint, c'est 2 ÷ 5 = 40 %. À 0 % la sortie est toujours basse, à 100 % toujours haute.

En pratique, le se code souvent sur un , de 0 à 255 : 0 pour toujours éteint, 255 pour toujours allumé, 128 pour 128 ÷ 255 ≈ 50 %. Et la moyenne suit une règle limpide : moyenne = rapport cyclique × tension d'. Sur du , un rapport de 40 % donne 2 V de moyenne — sans jamais avoir produit autre chose que du 5 V et du .

moyenne10 %26 / 255allumé plus longtemps à chaque période : la moyenne monte, l'éclat suit

3. Pourquoi le moteur n'y voit que du feu

Le lisse le hachage pour deux raisons physiques. L'inertie, d'abord : son rotor et les roues qu'il entraîne sont lancés — impossible de s'arrêter puis repartir en 3 ms, le mouvement traverse les trous du comme un volant d'inertie. L'inductance, ensuite : les bobinages du moteur s'opposent aux variations brutales de , qui baisse à peine pendant les instants éteints. À 200 Hz, les poussées se fondent en une poussée continue.

Un rappel qui n'est pas un détail : la ne pilote JAMAIS le en direct. Elle ne sait fournir que quelques , quand le moteur en réclame des centaines. Depuis ta toute première leçon, un — ou un complet — s'intercale : la broche envoie le minuscule, l'étage de recopie ce hachage sur le gros courant de la . Le PWM commande, le transistor exécute.

4. Et l'œil, lui, que voit-il ?

La , elle, ne lisse rien : elle s'allume et s'éteint en une fraction de et suit fidèlement chaque créneau. Si tu vois pourtant une lumière stable et tamisée, c'est que le se fait… dans ton œil. La rétine conserve chaque image environ un cinquantième de seconde : au-delà de 50 éclats par seconde, elle fusionne tout en une luminosité continue, proportionnelle au .

C'est la grande leçon du : il ne fabrique aucune valeur intermédiaire — il compte sur un élément LENT placé en bout de chaîne pour faire la moyenne. : l'inertie et l'inductance. : la persistance de l'œil. Chauffage : la lenteur thermique. Tout ce qui est lent devant la période de hachage se pilote en PWM ; c'est pourquoi ce même servira partout dans ton robot.

🧮 Exemple guidé : 200 Hz sous la loupe

Un signal PWM à 200 Hz a un rapport cyclique de 40 %, sur une alimentation de 5 V. Détaille une période : durées allumé/éteint, tension moyenne, et le code 0-255 correspondant.

  1. 1.La période : 1 ÷ 200 Hz = 0,005 s = 5 ms. Le cycle complet recommence toutes les 5 ms.
  2. 2.Le temps allumé : 40 % de 5 ms = 2 ms au niveau haut. Il reste 5 − 2 = 3 ms au niveau bas.
  3. 3.La tension moyenne : 0,40 × 5 V = 2 V — alors que la broche n'a jamais produit que du 5 V et du 0 V.
  4. 4.Le code sur un octet : 0,40 × 255 = 102. Et en sens inverse, le fameux 128 donne 128 ÷ 255 ≈ 50,2 % ≈ mi-puissance.

Quatre chiffres à savoir retrouver sans hésiter : période 5 ms, créneau 2 ms, moyenne 2 V, code 102. Si tu sais refaire cette chaîne dans les deux sens, le PWM n'a plus de secret pour toi.

🛠 Pratiquer sur l'établi

  1. 01Observer le à l' : créneaux réguliers

    Ouvre l' de l'établi et regarde le : des créneaux réguliers, toujours à la même hauteur — — jamais entre les deux. Mesure la période avec la : à 200 Hz tu dois lire 5 ms entre deux fronts montants. C'est ce train de créneaux que tout le module va apprendre à sculpter.

    sur l'établi
    464 µsproche = créneau court · loin = créneau long

    📖 Termes de cette étape

Objectifs

  • +Visualiser le hachage du
  • +Relier et moyenne
  • +Savoir où le s'applique
🧪 S'entraîner sur l'établi

Quiz de validation

À réussir pour valider la leçon

Réponds de mémoire, sans remonter la page : c'est l'effort de rappel qui grave le cours. Les trois bonnes réponses valident la leçon.

1. PWM à 50 % sur une alimentation de 6 V : quelle tension moyenne ?

2. Un code de 128 sur l'échelle 0-255 correspond à environ…

3. Pourquoi le moteur ne s'arrête-t-il pas à chaque instant « éteint » du PWM ?

🧠 Ce qu'il faut retenir

  • 1.Le n'invente pas de : il alterne 0 et très vite.
  • 2.Umoy = α × Ualim : le est le seul réglage qui compte.
  • 3., , chauffage : tout ce qui est lent se pilote en .