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Leçon · FND-08 · Capteurs de lumière et de ligne · 1/4

Comprendre les capteurs de lumière

4 étapes·15 min·0/4 fait·quiz à réussir
voix

Ton robot sait déjà mesurer une distance ; il va maintenant apprendre à lire la lumière — et surtout à lire le SOL. De la qui sent le jour à l'œil qui distingue le noir du blanc, cette leçon pose les deux qui mèneront ton robot jusqu'au .

📖 Comprendre

1. La photorésistance, en deux phrases

La — la LDR du module des entrées — est une qui change avec la lumière : beaucoup de lumière, peu d'ohms ; l'obscurité, beaucoup d'ohms. À l', la bascule est spectaculaire : quelques centaines d'ohms en plein jour, plusieurs centaines de kilo-ohms dans le noir — un rapport de plus de mille entre les deux mondes.

Tu connais déjà la suite : le convertisseur ne lit que des , donc la se monte en avec une fixe, et le point milieu traduit la luminosité en volts — 180 dans le noir, 850 en plein jour sur l'établi. Ce montage est acquis depuis le module des entrées ; ici, on le rappelle en une phrase et on repart de là.

U = R × I9 VU450 ΩR20 mAItension tenue : je monte R, I descend — proportionnel, exactement

2. Un capteur qui apporte sa propre lumière

La est un PASSIF : elle subit la lumière qui passe, celle du soleil ou du plafonnier. Pour lire le sol — savoir si le robot survole du blanc ou du noir — ce n'est pas assez : la mesure changerait avec chaque lampe. Le capteur de ligne apporte donc SA propre lumière : une petite éclaire le sol, et un mesure ce qui remonte.

Pourquoi l' plutôt qu'une lumière visible ? Parce qu'il est invisible pour nous — pas d'éblouissement, pas de spectacle — et que le peut être fabriqué pour n'écouter QUE lui, en ignorant une bonne partie de l'éclairage de la pièce. Le principe reste celui du sonar du chapitre précédent : émettre quelque chose, mesurer ce qui revient. Ici, on n'émet plus un son… on émet de la lumière.

3. Le couple émetteur-récepteur

Le de ligne loge deux composants côte à côte, tournés vers le sol : l'ÉMETTEUR, une qui rayonne de l' en continu, et le , un composant sensible à cette même lumière, qui laisse passer d'autant plus de qu'il en reçoit. Entre les deux, quelques millimètres — assez proches pour viser le même point du sol, séparés par une petite cloison pour que la lumière n'aille pas directement de l'un à l'autre.

Le trajet complet fait un V : la lumière part de l'émetteur, frappe le sol, et une partie rebondit vers le . Ce qui remonte dépend du sol : la quantité de lumière réfléchie devient, via le récepteur monté comme un résistif, une — que ta lit comme n'importe quelle autre. Toute la chaîne du module des entrées analogiques se réutilise telle quelle.

4. Blanc réfléchit, noir absorbe

Pourquoi un tee-shirt noir tient-il plus chaud au soleil ? Parce que le noir ABSORBE la lumière — il la convertit en chaleur au lieu de la renvoyer. Le blanc, lui, la RÉFLÉCHIT presque entièrement. Le de ligne exploite exactement cette physique : au-dessus d'une surface blanche, la lumière de l'émetteur rebondit en abondance et le rend une lecture haute ; au-dessus d'une bande noire, elle est avalée et la lecture s'effondre.

Sur l'établi, à quelques millimètres au-dessus d'une feuille blanche, la lecture monte vers 820 ; au-dessus d'un ruban adhésif noir mat, elle tombe vers 210. Six cents marches d'écart entre les deux mondes : un énorme, bien plus franc que la différence jour-nuit de la . C'est ce contraste qui rendra le possible — et les deux leçons suivantes vont apprendre à le protéger.

🧮 Exemple guidé : l'œil infrarouge en chiffres

À quelques millimètres au-dessus de la piste, le capteur de ligne rend 820 sur le blanc et 210 sur le noir, sous 3,3 V de référence. Convertis ces deux lectures en volts, puis mesure le contraste entre les deux mondes.

  1. 1.Sur le blanc : 820 × 3,3 ÷ 1023 ≈ 2,64 V. La lumière de l'émetteur rebondit presque entière, le récepteur pousse le point milieu vers le haut.
  2. 2.Sur le noir : 210 × 3,3 ÷ 1023 ≈ 0,68 V. La bande absorbe la lumière ; presque rien ne remonte, la tension s'écrase.
  3. 3.Contraste : 820 − 210 = 610 marches, soit environ 1,96 V d'écart entre blanc et noir — plus de la moitié de l'échelle utile pour séparer deux situations seulement.

610 marches pour distinguer deux couleurs : le capteur de ligne offre un contraste royal, bien plus large que le bruit de quelques marches qui tremble dessus. Note ces deux bornes — 210 et 820 : la prochaine leçon posera un seuil pile entre elles.

🛠 Pratiquer sur l'établi

  1. 01Mesurer la à l'ombre et en plein jour

    Passe le en ohmmètre et mesure la seule, hors : note sa valeur en plein jour près de la fenêtre, puis recouvre-la de ta main et mesure encore. Tu dois voir les bondir d'un facteur cent ou plus — écris les deux chiffres dans ton carnet.

    sur l'établi
    U = R × I9 VU450 ΩR20 mAItension tenue : je monte R, I descend — proportionnel, exactement

    📖 Termes de cette étape

Objectifs

  • +Lire une
  • +Comprendre l' réfléchi
  • +Relier lumière et
🧪 S'entraîner dans le bac à sable

Quiz de validation

À réussir pour valider la leçon

Réponds de mémoire, sans remonter la page : c'est l'effort de rappel qui grave le cours. Les trois bonnes réponses valident la leçon.

1. Quand la lumière augmente, la résistance de la photorésistance… ?

2. Au-dessus d'une bande noire, la lecture du capteur de ligne s'effondre. Pourquoi ?

3. Que sont les deux fenêtres du capteur de ligne ?

🧠 Ce qu'il faut retenir

  • 1.Une change de valeur avec la lumière : le la traduit en .
  • 2.Le noir absorbe l', le blanc le renvoie : la base du .
  • 3. réfléchissant = émetteur + côte à côte, à 5 mm du sol.