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Leçon · AVN-02 · Encodeurs et odométrie · 1/4

Comprendre les encodeurs

4 étapes·20 min·0/4 fait·quiz à réussir
voix

Ton carré ne s'est jamais refermé — et le module du t'avait promis le remède : des yeux sur les roues. Les voici. L' transforme la rotation en comptables, cran par cran ; et avec trois nombres — le compte, les fentes, la circonférence — ton robot saura enfin DE COMBIEN il a avancé, au lieu de l'espérer.

📖 Comprendre

1. Commander n'est pas mesurer : il faut des yeux sur les roues

Le défi du carré t'a appris la limite de la : des durées soigneusement réglées, et pourtant un robot qui ne revient jamais exactement au départ. inégaux de quelques pour cent, qui faiblit, sol qui glisse — chaque manœuvre ajoute sa petite erreur, et rien ne la mesure. Commander n'est pas mesurer : il manque un tourné vers les roues elles-mêmes.

L' est ce : un dispositif qui découpe la rotation d'une roue en crans comptables. Chaque fraction de tour produit une électrique ; le les compte, et le compte dit de combien la roue a réellement tourné — quel que soit l'état de la ou l'humeur des . C'est la première brique de la boucle fermée que ton module d' exploitera à fond.

2. La roue à fentes : d'un cran de rotation à une impulsion

L' optique tient en deux pièces. Un disque solidaire de la roue, percé de fentes régulières — vingt sur le modèle de l'établi. Et une fourche optique à cheval sur son bord : une émettrice d'un côté, un phototransistor de l'autre. Fente : la lumière passe, le monte. Plein : la lumière est coupée, le signal retombe. La rotation devient un train de créneaux — un par fente.

Il existe une seconde famille, magnétique : de petits aimants répartis sur la roue et un qui détecte chaque passage. Le produit est le même — des —, mais l'aimant se moque de la poussière et de la qui aveuglent parfois la fourche optique. Optique ou magnétique, la suite du chapitre ne change pas d'une ligne : dans les deux cas, on compte des fronts.

3. Compter sans en perdre une : l'affaire des interruptions

Compter dans la semble naturel — et rate des dès que le robot accélère. À deux tours par seconde, quarante impulsions arrivent chaque seconde, une toutes les vingt-cinq millisecondes ; or ta boucle mesure, décide, pilote, parfois patiente dans un . Chaque impulsion survenue pendant qu'elle regarde ailleurs est perdue sans laisser de trace — et la distance estimée devient fausse, silencieusement.

La bonne architecture sépare les métiers. Une attachée au de la exécute une routine minuscule — incrémenter le compteur, rien d'autre : ni calcul, ni affichage, ni attente — puis rend la main aussitôt. La , elle, lit le compteur à son rythme et fait les conversions. Règle d'or héritée de tes leçons : l'interruption ATTRAPE l'événement, la boucle l'EXPLOITE.

delay(500)0 ms…il compte, il ne fait RIEN d'autrependant delay : le monde continue, le processeur non

4. La règle de trois du déplacement : impulsions, π et D

Un tour de roue transporte le robot d'exactement une circonférence : π × D, le diamètre et jamais le rayon. Pour la roue de l'établi, 6,5 cm de diamètre donnent π × 6,5 ≈ 20,4 cm par tour. Et puisque l' délivre 20 par tour, chaque impulsion vaut 20,4 ÷ 20 ≈ 1 cm de déplacement — c'est à la fois ton facteur de conversion et la finesse de ta mesure.

La formule générale s'écrit d = π · D · N ÷ Ntour : N comptées, Ntour impulsions par tour, D le diamètre. C'est une règle de trois — N ÷ Ntour donne les tours effectués, la circonférence les convertit en distance. Elle se lit aussi à l'envers : pour parcourir une distance voulue, calcule le nombre d'impulsions cible et roule jusqu'à l'atteindre. Avancer « d'un mètre » devient avancer « de 98 impulsions » — une que le robot sait vérifier lui-même.

🧮 Exemple guidé : de 250 impulsions à 2,55 mètres

Ton robot a roulé, et le compteur d'un encodeur affiche 250 impulsions. La roue fait 6,5 cm de diamètre, le disque porte 20 fentes. Quelle distance la roue a-t-elle parcourue ? Déroule la règle de trois, étape par étape.

  1. 1.La circonférence d'abord : π × D = 3,14 × 6,5 cm ≈ 20,4 cm. Un tour de roue = 20,4 cm au sol — le diamètre, pas le rayon.
  2. 2.Les tours ensuite : N ÷ Ntour = 250 ÷ 20 = 12,5 tours. Le compte d'impulsions se change en nombre de tours, virgule comprise.
  3. 3.La distance enfin : 12,5 tours × 20,4 cm = 255 cm = 2,55 m. La roue a parcouru deux mètres et cinquante-cinq centimètres.
  4. 4.Vérification éclair par le facteur unitaire : 20,4 ÷ 20 ≈ 1,02 cm par impulsion, et 250 × 1,02 = 255 cm — les deux chemins tombent d'accord.

Trois nombres — 250 impulsions, 20 par tour, 20,4 cm de circonférence — et la distance tombe : 2,55 m. Refais ce calcul jusqu'à le dérouler de tête : c'est la table de conversion permanente entre le monde des impulsions et celui des centimètres.

🛠 Pratiquer sur l'établi

  1. 01Observer la roue codeuse : fentes, , phototransistor

    Démonte le regard avant les fils : fais tourner la roue à la main et observe le disque à fentes défiler dans la fourche — la émettrice d'un côté, le phototransistor en face. Compte les fentes une à une : il y en a vingt. Ce nombre, note-le : c'est le Ntour de toutes tes formules à venir.

    📖 Termes de cette étape

Objectifs

  • +Voir comment naissent les
  • +Compter sans en perdre
  • +Convertir en distance
🧪 S'entraîner sur l'établi

Quiz de validation

À réussir pour valider la leçon

Réponds de mémoire, sans remonter la page : c'est l'effort de rappel qui grave le cours. Les trois bonnes réponses valident la leçon.

1. Que mesure directement un encodeur de roue ?

2. Pourquoi compter les impulsions par interruption plutôt que dans la boucle principale ?

3. Roue de 20,4 cm de circonférence, disque de 20 fentes : que vaut une impulsion au sol ?

🧠 Ce qu'il faut retenir

  • 1.Un transforme la rotation en comptables.
  • 2.Chaque vaut π · D / Ntour — le diamètre, jamais le rayon.
  • 3.La rate des ; l' n'en rate aucune.