Etabli
← Retour aux leçons
Leçon · DEC-10 · Courts-circuits et sécurité · 3/4

Approfondir : dimensionner ses protections

4 étapes·20 min·0/4 fait·quiz à réussir
voix

Un ne se choisit pas au hasard : trop gros, il regarde ton robot chauffer sans broncher ; trop petit, il fond à chaque démarrage des . Cette leçon t'apprend à le calculer — croisière, marge, pics — puis à blinder le robot contre la à l'envers, et à signer le contrat que la LiPo exige.

📖 Comprendre

1. Le courant de croisière, point de départ

Tout dimensionnement commence par une mesure, jamais par une intuition. L' — le geste appris à la leçon du multimètre — donne le de croisière du robot en fonctionnement normal, poste par poste : deux à 250 mA, le à 50 mA, et témoins pour 75 mA. Total : 625 mA. C'est le régime que la protection devra laisser passer sans jamais broncher.

Mais la croisière ne dit pas tout. Au démarrage, un à l'arrêt appelle un pic bref — ici jusqu'à 1,2 A pendant une fraction de seconde — avant de retomber à son régime. Un doit donc satisfaire deux exigences opposées : ignorer les pics légitimes, et arrêter les courts. Toute la leçon tient dans la résolution de ce conflit : c'est le rôle de la marge.

+220 Ω + LEDA1 · on OUVRE la boucle…

2. La marge : × 1,5, puis le tiroir des calibres

La règle d'atelier : calibre ≈ 1,5 × le de croisière. Ici : 625 × 1,5 = 937,5, soit ≈ 940 mA. Comme pour les de la , le commerce ne vend que quelques — 0,5 A, 1 A, 2 A, 5 A — et on prend la valeur au-dessus du calcul… en vérifiant qu'elle dépasse AUSSI les pics : 1 A couvrirait la marge mais pas les 1,2 A de démarrage. Verdict : 2 A.

Les deux se paient. Trop petit — 1 A ici — le fond à chaque démarrage : il agace, on finit par le contourner, et la protection disparaît de fait. Trop gros — 5 A, huit fois la croisière — il laisse un demi-court de 3 A chauffer indéfiniment sans réagir. Le bon fusible est invisible en croisière et pendant les pics, expéditif au court franc : à 9 A, soit 4,5 fois son de 2 A, il fond en une fraction de seconde.

3. La pile à l'envers : diode et détrompeur

Première défense : la anti-inversion, sur le fil du +. à l'endroit, elle conduit et se fait oublier ; pile à l'envers, elle bloque — nul, robot indemne. Son salaire est connu depuis la leçon des composants : environ 0,7 V prélevés en permanence. Sur une pile de 4,, il reste 3,8 V pour le montage — un poste à inscrire dans le budget de avant de dimensionner le reste.

Deuxième défense, la plus forte : mécanique. Un connecteur détrompé — asymétrique, taillé pour n'entrer que dans un sens — rend l'inversion physiquement impossible : rien à calculer, rien à perdre, rien à oublier. La hiérarchie des protections s'énonce ainsi : la corrige une erreur commise ; le empêche d'exister. Quand tu as le choix du connecteur, choisis toujours l'impossible.

+220 Ω≈ 2 V à ses bornesanode vers le + : ça brille — la résistance tient le courant

4. La LiPo, respect obligatoire

Jusqu'ici, la chaleur était le pire scénario : nos piles en court chauffent et se vident, sans plus. La LiPo change la donne — c'est la légère et puissante des robots rapides, et sa minuscule laisse sortir des de court énormes dans une très concentrée : percée, écrasée ou court-circuitée, elle peut s'enflammer. C'est la seule vraie frontière incendie de l'atelier, et elle mérite son contrat.

Le contrat LiPo, quatre clauses sans exception : elle se charge et se range dans un sac ignifugé ; une LiPo percée, tordue ou gonflée ne se rebranche JAMAIS — direction le point de recyclage ; on ne la décharge jamais sous par élément, au-dessous duquel elle s'abîme sans retour ; et un se place au plus près de ses , avant tout le reste du câblage. Nos pardonnent les erreurs ; la LiPo, elle, exige qu'on ne les commette pas.

🧮 Exemple guidé : le fusible du robot de l'établi

Le robot embarque deux moteurs (250 mA chacun en croisière), un microcontrôleur (50 mA) et des capteurs avec leurs LED témoins (75 mA). Au démarrage, les moteurs provoquent des pics à 1,2 A. Quel fusible choisir dans le tiroir 0,5 A - 1 A - 2 A - 5 A ?

  1. 1.Croisière : 250 + 250 + 50 + 75 = 625 mA — le régime que le fusible doit ignorer complètement.
  2. 2.Marge : 625 × 1,5 = 937,5 ≈ 940 mA — le calibre minimal théorique.
  3. 3.Pics : 1,2 A au démarrage > 940 mA — un fusible de 1 A fondrait pour rien. On monte au calibre du commerce supérieur : 2 A.
  4. 4.Contre-épreuve : croisière 625 mA ≈ un tiers du calibre (transparent) ; court franc 9 A = 4,5 × le calibre (fusion en une fraction de seconde). Le 2 A tient les deux promesses.

2 A : invisible au quotidien, implacable au court-circuit. Et retiens la méthode plus que le chiffre : un fusible se calcule depuis les mesures du robot réel — il ne se recopie jamais d'un autre montage.

🛠 Pratiquer sur l'établi

  1. 01Calculer le : 1,5 × le normal du robot

    Glisse l' et mesure la croisière de TON robot en fonctionnement normal : deux à 250 mA, le cerveau à 50 mA, et témoins à 75 mA — 625 mA en tout. Applique la marge : 625 × 1,5 ≈ 940 mA. Puis guette le pic au démarrage des moteurs : 1,2 A pendant une fraction de seconde. Note les trois chiffres — croisière, marge, pic : ce sont eux qui décident du .

    sur l'établi
    +220 Ω + LEDA1 · on OUVRE la boucle…

    📖 Termes de cette étape

Objectifs

  • +Choisir le d'un
  • +Protéger contre l'inversion
  • +Traiter la avec respect
🧪 S'entraîner dans le bac à sable

Quiz de validation

À réussir pour valider la leçon

Réponds de mémoire, sans remonter la page : c'est l'effort de rappel qui grave le cours. Les trois bonnes réponses valident la leçon.

1. Croisière 800 mA, pics brefs à 1,1 A. Quel fusible dans le tiroir 0,5 A - 1 A - 2 A - 5 A ?

2. Que coûte la diode anti-inversion en marche normale ?

3. Pourquoi le connecteur détrompé vaut-il mieux que la diode ?

🧠 Ce qu'il faut retenir

  • 1.Un se calcule : trop gros il ne protège rien, trop petit il agace.
  • 2.La meilleure protection contre l'inversion est mécanique : le connecteur .
  • 3.Une percée ou en est un vrai risque d'incendie — pas nos 4,.