1. Dénuder : ouvrir le manteau sans blesser
Un fil souple, sous son isolant, n'est pas un cylindre plein : c'est un petit fagot de brins de cuivre très fins — sept, dix-neuf, parfois plus. Dénuder, c'est retirer un bout du manteau plastique SANS toucher un seul brin. La fait cela d'usine : son encoche au bon diamètre tranche l'isolant tout autour, le manchon glisse, et le fagot ressort complet, brillant, intact.
Entailler un brin n'est jamais anodin : chaque brin coupé réduit la section — sept brins moins deux, c'est presque un tiers du cuivre en moins — et surtout crée un point faible qui cassera plus tard, sous les vibrations du robot, à l'endroit exact de l'entaille. Pire : un brin qui s'échappe de la torsade peut frôler la voisine, et un brin égaré entre le plus et le moins, c'est un tout neuf — le te le rappellera.
La longueur se décide AVANT le geste, d'après la destination : quelques millimètres pour une cosse à ou un — le cuivre nu doit disparaître entièrement dans la pince ou sous la vis — un petit centimètre pour une torsade à . Trop court, la liaison ne mord que du plastique ; trop long, du cuivre nu se promène hors du connecteur, à portée de la d'à côté.